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Guide pratique

Guide pratique 2026 du déploiement d’agents souverains au Canada

Une méthode complète, en douze chapitres, pour faire passer un flux de travaux du savoir à forte valeur du statut de candidat à une décision de mise en production. Elle vise une institution publique canadienne ou une organisation réglementée. Publiée intégralement sur cette page ; les gabarits qui l’accompagnent sont fournis sur demande.

Orientation

Comment utiliser ce guide pratique

Voici la méthode que nous appliquons dans nos mandats. Nous la publions pour que vous puissiez la mener vous-même, la mener avec un tiers, ou la lire avant de décider de la mener avec nous. Suivez les chapitres dans l’ordre : chacun produit une pièce justificative écrite que le suivant reprend. Les chapitres 1 à 4 servent à décider s’il faut aller de l’avant. Les chapitres 5 à 8 servent à décider quoi construire et comment vous saurez que cela fonctionne. Les chapitres 9 à 12 servent à décider comment vous exploiterez le service, ce qu’il coûtera et comment vous l’achèterez.

À qui s’adresse ce guide pratique ?

À un responsable de programme, à un dirigeant principal de l’information (DPI), à un architecte d’entreprise ou à un responsable des risques. L’institution peut être une administration fédérale ou provinciale canadienne, une société d’État, un organisme de santé ou d’éducation, ou une institution financière fédérale. Le guide suppose un flux de travaux du savoir interne dont une personne révise déjà le résultat (note d’information, triage, recherche au centre d’assistance). Il ne vise pas une décision automatisée touchant un membre du public. Cette distinction détermine tout ce qui suit.

Chapitres

Chapitre 1

Ce que signifie l’IA souveraine au Canada, et ce que la résidence des données ne règle pas

La résidence des données est habituellement la première question posée au sujet d’un déploiement d’IA au Canada, et elle ne règle qu’une petite partie de ce que recouvre la souveraineté.

Que signifie concrètement l’IA souveraine dans une institution canadienne ?

Cela signifie que votre institution sait établir par écrit qui peut contraindre, administrer, observer, modifier, interrompre et rétablir le service. Elle agit en conséquence. La résidence des données indique où les données sont stockées et traitées. La souveraineté, elle, couvre la compétence juridique, la propriété de l’infrastructure, l’accès des administrateurs et du personnel de soutien, ainsi que la garde des clés de chiffrement. Elle couvre aussi la provenance des modèles ; la télémétrie ; le contrôle des mises à jour ; la réponse aux incidents ; et la sortie. Une région canadienne exploitée par un fournisseur sous contrôle étranger satisfait parfois à la résidence des données tout en laissant cette liste sans réponse.

Les huit décisions de contrôle autour d’une charge de travail encadréeCharge de travailencadréeun flux de travaux, une limite01  Lieu et résidence des donnéesInvites, plongements, journaux, copies, sorties02  Compétence juridiqueLois liant l’exploitant, l’infrastructure, le soutien03  Contrôle de l’infrastructureQui possède, exploite et accède physiquement04  Identités et accès du soutienQui atteint les consoles et canaux de soutien05  Chiffrement et garde des clésQui détient les clés ; rotation et récupération06  Contrôle du modèle et du logicielProvenance, mise à jour, licence, retour arrière07  Exploitation et télémétrieConservé, exporté ou servant à l’entraînement08  Continuité, réponse aux incidentsPouvez-vous enquêter, migrer, récupérer, sortir

Huit domaines de contrôle entourent la charge de travail encadrée, au centre. Les quatre premiers : lieu et résidence des données ; compétence juridique ; contrôle et administration de l’infrastructure ; identités et accès du soutien. Les quatre autres : chiffrement et garde des clés ; contrôle du modèle et du logiciel ; exploitation et télémétrie ; continuité et réponse aux incidents. La résidence est un contrôle parmi huit, et non un synonyme de souveraineté.

La résidence des données répond à une seule de ces huit questions. Une conception qui satisfait au contrôle 01 et laisse les contrôles 02 à 08 sans documentation ne satisfait qu’à la résidence des données. Les sept autres contrôles restent sans documentation.

Consignez les huit domaines par écrit. Pour chacun, nommez la partie responsable, la preuve que vous avez vue et la date à laquelle vous l’avez vue. Les domaines dont la mention est « pas encore établi » constituent la liste de travail. Une revue d’architecture qui ne couvre qu’un seul de ces huit domaines n’a pas couvert la question.

L’objection évidente, c’est que tout cela pèse trop lourd pour un assistant de rédaction interne. Souvent, c’est vrai. Le principe, c’est justement la proportionnalité : la profondeur des preuves découle de la classification et de l’incidence décisionnelle que vous fixez aux chapitres 3 et 4. Mais on décide de la proportionnalité après avoir posé les questions, et non au lieu de les poser. Vous trouverez l’argumentaire détaillé dans La résidence des données au Canada n’est pas la souveraineté de l’IA. Le détail contrôle par contrôle se trouve sur la page sur l’IA souveraine.

Chapitre 2

Choisir la charge de travail : un arbre de décision pour savoir quoi mettre à l’essai en premier

Choisissez le premier flux de travaux en fonction de sa démontrabilité plutôt que de sa visibilité. Vous achetez une réponse : votre institution est-elle capable d’exploiter un agent encadré ? Vous voulez obtenir cette réponse à peu de frais.

Faites passer chaque candidat par cette séquence. Échouer à une étape ne disqualifie pas un flux de travaux pour toujours ; cela le disqualifie seulement comme premier choix.

  1. Une personne révise-t-elle déjà le résultat ? Si oui, la supervision humaine n’ajoute aucune charge nouvelle. Si non, vous proposez de changer qui décide, ce qui constitue un problème de gouvernance beaucoup plus vaste. Retenez le premier cas.
  2. Existe-t-il aujourd’hui une base de référence mesurable ? Durée de cycle, âge de la file d’attente, arriéré, taux de reprise ou temps de traitement : des données déjà consignées dans un système. Ce ne doit pas être une mesure que vous commenceriez à prendre pendant le projet pilote. Sans base de référence, le projet pilote ne peut rien conclure.
  3. Des sources approuvées existent-elles, et peut-on les nommer ? Il faut un corpus fini, classifiable et interrogeable, doté d’un responsable. « Tout ce qui se trouve sur le lecteur partagé » n’est pas un corpus. Le recenser et le classifier constitue un projet distinct.
  4. Peut-on rassembler des cas historiques représentatifs ? Il vous faut de vrais exemples passés dont vous connaissez la bonne réponse, pour le jeu de données de référence du chapitre 8. Si personne ne peut fournir de 100 à 300 cas réels, vous ne pouvez pas évaluer le projet pilote.
  5. Y a-t-il un parrain désigné et un responsable de l’exploitation désigné ? Il s’agit habituellement de deux personnes différentes. Le responsable de l’exploitation prend le relais après le départ de l’équipe de projet et doit y consentir d’avance.
  6. L’intégration est-elle en lecture seule pour le projet pilote ? D’abord la récupération et la rédaction. L’écriture dans un système officiel de référence allonge à la fois l’échéancier et le profil de risque ; elle peut venir plus tard.

Quel flux de travaux une institution canadienne devrait-elle mettre à l’essai en premier ?

Un flux où une personne révise déjà le résultat. Une mesure de base existe déjà, les documents sources sont finis et classifiables, et de 100 à 300 cas historiques réels sont prêts à tester. Concrètement : soutien aux politiques et à la recherche ; réception et triage de documents ; ou recherche de connaissances au centre d’assistance interne. Évitez, comme première charge de travail, tout ce qui décide d’un droit, d’une prestation ou d’une sanction visant un membre du public.

Notez les candidats retenus au lieu d’en débattre, à l’aide d’une matrice pondérée comme l’exemple détaillé de la page du sprint de gouvernance. Toute méthode appliquée de façon constante ramène le désaccord dans une case où la preuve peut trancher. Les trois schémas documentés sur ce site : le soutien aux politiques et à la recherche, la réception et le triage des documents, et l’agent de connaissance pour centre d’assistance.

Chapitre 3

Classification des données et filtrage de la limite d’information

La classification est une propriété de chaque artefact que le système touche, y compris les copies dérivées que personne ne considère comme des données.

L’échec caractéristique consiste à classifier le corpus source puis à approuver la conception. Quelqu’un découvre ensuite que les requêtes, les passages récupérés, les plongements, les jeux de données d’évaluation, les journaux, les caches et les sauvegardes sont tous des copies dérivées. Elles résident ailleurs, sous un régime de contrôle différent. Une architecture agentive produit plus de copies de vos informations qu’une application traditionnelle, et chaque copie hérite de la classification de ce dont elle est dérivée.

Les artefacts que doit couvrir un filtrage de la limite d’information. Remplissez une ligne par artefact avant la conception, et non après.
ArtefactQuestion à trancherOubli fréquent
Corpus sourceQui possède et approuve chaque source, et à quelle classification ?Un seul document de classification élevée dans un corpus par ailleurs peu classifié relève toute la limite.
Requêtes des utilisateursOù vont-elles, combien de temps sont-elles conservées, qui peut les lire ?Des utilisateurs collent du contexte sensible dans une interface classifiée pour de l’information publique.
Passages récupérésFranchissent-ils une limite en transit vers le modèle ?La récupération est considérée comme interne même lorsque l’inférence ne l’est pas.
Plongements et indexOù résident les vecteurs, et sont-ils traités comme du contenu dérivé ?Les vecteurs sont classés comme des métadonnées plutôt que comme une représentation de la source.
Jeu de données d’évaluationS’agit-il de données de cas réels, et qui peut les détenir ?Des jeux de données de référence constitués à partir de dossiers réels se retrouvent sur des portables non gérés.
Journaux et tracesQu’est-ce qui est capté, pendant combien de temps, et qui peut l’interroger ?La journalisation intégrale des requêtes et des réponses crée discrètement un nouveau fonds documentaire.
Caches et sauvegardesQue subsiste-t-il après la suppression, et où ?Supprimer dans l’application n’équivaut pas à supprimer dans la plateforme.

Deux règles gardent l’exercice gérable. Concevez en fonction de la classification la plus élevée présente dans la limite, ou retirez-en les sources en cause. La seconde option est souvent la moins coûteuse. Consignez tôt la position sur les renseignements personnels : leur présence, leur nécessité et la possibilité de les réduire. Consignez la manière dont ils seront traités conformément à la Loi sur la protection des renseignements personnels et aux instruments de protection de la vie privée de votre institution. Faites intervenir votre bureau de la protection de la vie privée à cette étape, et non à la revue d’acceptation. Notre modèle de contrôle est présenté sur la page sur la sécurité et la gouvernance.

Chapitre 4

L’EIA et le filtrage de l’incidence décisionnelle

La Directive sur la prise de décisions automatisée a une portée plus étroite qu’on ne le suppose souvent, et elle vise pourtant des systèmes qui échappent souvent à l’examen. Faites le filtrage de façon délibérée et consignez le raisonnement.

La Directive sur la prise de décisions automatisée s’applique-t-elle à un assistant de connaissance ?

Elle s’applique aux systèmes en production qui prennent des décisions administratives (ou des évaluations connexes) visant des clients, ou qui les appuient. Elle exclut les systèmes d’essai et de recherche. Un assistant de récupération qui renvoie des passages et des citations à un analyste, lequel raisonne ensuite de façon autonome jusqu’à une recommandation, tombe en général hors de cette portée. Mais la frontière relève d’un jugement que votre institution pose et consigne, et l’EIA est l’instrument qui sert à le documenter. Faites le filtrage tôt ; la réponse façonne l’architecture.

Les questions de filtrage sont courtes. Le résultat sert-il à une décision administrative visant un client ? Produit-il une note, un classement, une recommandation ou un signal d’admissibilité ? Une personne chargée de la révision l’adopterait-elle en pratique sans raisonnement autonome ? S’agit-il de production ou de recherche ? Le système touche-t-il des caractéristiques protégées ou des variables qui en tiennent lieu ? Si les réponses pointent vers la Directive, remplissez une EIA et laissez le niveau d’incidence déterminer l’obligation d’examen par les pairs. Les niveaux II à IV exigent un examen par les pairs. Les spécialistes qualifiés peuvent provenir de l’appareil gouvernemental, du milieu universitaire ou de la société civile. Ils peuvent aussi venir d’un spécialiste sous contrat ou d’un organisme désigné par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT).

Avertissement

Concevez le projet pilote pour que la réponse reste stable

Un assistant à faible incidence peut devenir un système à forte incidence par dérive. Quelqu’un ajoute un champ de recommandation, un indice d’admissibilité ou un envoi automatique, et personne ne refait le filtrage. Intégrez ce nouveau filtrage au contrôle des changements dès le premier jour : le déclencheur devient le changement, et non la vérification.

Le traitement complet se trouve dans quand un assistant d’IA déclenche-t-il une évaluation de l’incidence algorithmique. Les institutions financières fédérales mènent l’exercice parallèle au regard de la ligne directrice E-23 : Gestion du risque de modélisation du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF). Cette ligne directrice entre en vigueur le 1er mai 2027 et vise les modèles d’IA et d’apprentissage automatique, y compris ceux de tiers. Voir la ligne directrice E-23 du BSIF et les agents d’IA.

Chapitre 5

Les six étapes de l’architecture

Six étapes, chacune dotée d’un responsable désigné, d’un test d’acceptation et d’un mode de défaillance documenté. Un contrôle sans test d’acceptation ne peut pas être démontré lors d’une revue d’incident.

L’architecture de gouvernance en six voletsLa surveillance renvoie ses constats aux sources, aux accès et aux seuils01Sources approuvéeset classification02Identité et outilsà accès minimal03Contrôles du modèleet des requêtes04Évaluations etseuils d’acceptation05Approbationhumaine et escalade06Surveillance, audit,incidents, changements

Six étapes de contrôle reliées entre elles. Une : sources approuvées et classification des données. Deux : identité et accès aux outils selon le droit d’accès minimal. Trois : contrôles des modèles et des requêtes. Quatre : évaluations et seuils d’acceptation. Cinq : approbation humaine et escalade. Six : surveillance, vérification, incidents et contrôle des changements. L’étape six renvoie ses données probantes à toutes les étapes précédentes.

L’architecture de référence en six étapes sur laquelle nous nous appuyons dans chaque mandat. Chaque contrôle est livré avec un responsable désigné, un test d’acceptation et un mode de défaillance documenté.

01 · Sources approuvées et classification

Un corpus nommé et versionné, avec un responsable par source.

Défaillance
Une source non approuvée entre dans la récupération et est citée comme faisant autorité.
Test
La récupération ne renvoie que des identifiants de sources approuvées.

02 · Identité et accès aux outils selon le privilège minimal

Les droits d’accès sont appliqués à la couche de récupération, et non dans la requête.

Défaillance
L’agent peut tout lire ; on ne peut donc le confier à aucun utilisateur dont les droits sont plus restreints.
Test
Un utilisateur sans droit d’accès n’obtient ni le contenu ni le moyen d’en déduire l’existence.

03 · Contrôles du modèle et des requêtes

Versions figées, requêtes versionnées, provenance et licence consignées, retour arrière testé.

Défaillance
Une mise à jour du côté du fournisseur modifie le comportement après l’acceptation.
Test
La version déployée correspond à la version évaluée au moment de la livraison.

04 · Évaluations et seuils d’acceptation

Un jeu de données de référence assorti de seuils chiffrés convenus avant la construction.

Défaillance
L’acceptation se réduit à une démonstration devant la direction.
Test
Le point de contrôle de mise en production s’exécute et le résultat est consigné.

05 · Approbation humaine et escalade

Un point de contrôle explicite, une escalade en un clic, un résultat consigné.

Défaillance
L’interface fait de l’approbation la voie de moindre effort.
Test
Le taux d’escalade et le taux de modification par les examinateurs sont observables.

06 · Surveillance, audit, incidents et contrôle des changements

Des demandes traçables, des incidents classifiés, un contrôle des changements couvrant le modèle, les requêtes, les connecteurs et le corpus.

Défaillance
Personne ne peut reconstituer ce que le système a vu le jour où il a mal fonctionné.
Test
Une demande nommée est reconstituée, de la réception jusqu’à la réponse.

L’étape 06 est celle qu’un budget omet le plus facilement, parce que c’est la seule qui exige un effort continu après la mise en production. Prévoyez-en le budget au chapitre 10.

Chapitre 6

Le partage des responsabilités entre le client, le partenaire de mise en œuvre, le fournisseur d’infrastructure et le fournisseur de modèles

Le trou à prévenir est un contrôle que chacune des quatre parties croit détenu par une autre, et que personne ne détient.

Remplissez la matrice ci-dessous pour chaque mandat, joignez-la à l’énoncé des travaux et rééditez-la chaque fois qu’une décision touchant un modèle, un connecteur ou l’hébergement change. Les cases qui restent vides la première fois que vous la remplissez sont celles sur lesquelles il faut travailler.

Répartition des responsabilités partagées, par couche. Confirmée pour chaque mandat et jointe à l’énoncé des travaux.
CoucheClientWhite Glove LabsFournisseur d’infrastructure ou de modèles
Classification de l’informationDétient et approuveConseille, documente les hypothèsesSans objet
Ensemble des sources approuvéesApprouveConçoit, met en œuvre, testeStocke selon le contrat
Identité et droits d’accèsDétient l’annuaire et les droits d’accèsApplique les droits à la couche de récupérationAuthentification de la plateforme
Clés de chiffrementDétient la décision de gardeDocumente la conception et la repriseExploitation du service de clés
Seuils d’évaluationApprouve l’acceptationConstruit et exécute la batterie de testsSans objet
Approbation humaineDétient la décisionConçoit la voie d’escaladeSans objet
Surveillance et incidentsDétient la réponse institutionnelleDétecte, classifie, signaleProcessus d’incident de la plateforme
Sortie et portabilitéDétient la décisionTient à jour le plan de sortieCapacité d’exportation des données

Deux précisions évitent bien des discussions plus tard. Premièrement, « détient » signifie être responsable de la décision et pouvoir la modifier, ce qui va plus loin qu’être consulté. Deuxièmement, le modèle de responsabilités partagées publié par un fournisseur décrit la plateforme, et non votre flux de travaux. Les lignes portant sur la classification, les droits d’accès, le pouvoir d’approbation et le calendrier de conservation n’ont aucune réponse du côté de la plateforme. C’est à votre institution de les remplir. Lorsqu’un partenaire de mise en œuvre revendique une ligne, demandez-lui quelles preuves il produira et à quelle fréquence.

Chapitre 7

Les modèles d’architecture et leurs compromis

Trois formes couvrent la plupart des charges de travail d’agents de connaissance au Canada. Chacune procure certains contrôles et les paie ailleurs. Le travail utile consiste à nommer le compromis par écrit.

Trois modèles de déploiement comparés selon les cinq dimensions qui déterminent le choix. Comparaison générique ; le modèle applicable est retenu en fonction de la charge de travail et de la classification.
DimensionInterface de programmation d’applications (API) gérée, région canadienneDéploiement privé ou dédiéModèle à poids ouverts sur une infrastructure sous contrôle canadien
ContrôleLe plus faible. La compétence juridique, l’accès des administrateurs du fournisseur, la télémétrie et les changements de version échappent en grande partie à votre autorité.Intermédiaire. Le cloisonnement, le chemin réseau et la garde des clés s’améliorent ; l’exploitant et sa chaîne d’approvisionnement demeurent des tiers.Le plus fort. Le modèle, la télémétrie, la gestion des versions et le retour arrière vous appartiennent. Aucune inférence ne sort de la limite.
CoûtLe plus bas au départ. Paiement au jeton, sans minimum. Le coût croît directement avec l’utilisation.Composante fixe plus élevée, souvent une capacité réservée ou des frais de plateforme, avec un coût marginal plus faible à volume élevé.Dominé par la capacité en processeurs graphiques, payée que le système soit utilisé ou non. Le moins cher uniquement à volume soutenu.
EffortQuelques jours pour obtenir un environnement fonctionnel. La charge d’exploitation se situe surtout du côté de l’application.Quelques semaines. La mise en réseau, l’intégration des identités et l’examen des garanties du fournisseur dominent.Des mois pour bâtir la capacité, ou le recours à un partenaire. Vous assumez la planification de la capacité, l’application des correctifs, l’évaluation et un tour de garde en exploitation.
Qualité du modèleLa capacité la plus avancée du moment, qui change sous vos pieds à moins de figer les versions.Habituellement la même famille que l’API gérée, avec plus de maîtrise sur le moment des changements de version.Solide et en progression pour les tâches de connaissance ancrées dans la récupération ; un écart subsiste pour le raisonnement le plus difficile et pour l’usage d’outils sur de longues séquences.
SortieL’application est portable ; les requêtes, les batteries d’évaluation et les plongements demandent habituellement une reprise. Vérifiez l’exportation des journaux et des index.Les clauses contractuelles de sortie comptent plus que les aspects techniques. Confirmez ce qui part avec vous, et dans quel format.La meilleure position : les poids, les index et l’infrastructure se trouvent déjà à l’intérieur de votre limite. La sortie est une migration, pas une négociation.

Quel modèle d’architecture faut-il choisir ?

Choisissez le modèle le moins coûteux qui satisfait à la classification et à l’incidence décisionnelle établies aux chapitres 3 et 4, et pas moins coûteux que cela. Pour du travail de connaissance interne non classifié dont la valeur reste à démontrer, une API gérée dans une région canadienne constitue habituellement le premier choix rationnel. Supposons que la télémétrie du modèle soit strictement interdite ou que le corpus porte une classification plus élevée. Un modèle à poids ouverts sur une infrastructure sous contrôle canadien est alors la position la plus solide. Tranchez au moyen d’un compromis écrit, pas d’une préférence.

Une quatrième forme, qui répartit le trafic entre deux modèles selon la classification, est légitime. Traitez la décision d’acheminement comme un contrôle évalué, doté de sa propre batterie de tests et d’un comportement par défaut de fermeture en cas de défaillance. Une demande mal acheminée est une divulgation, et non un problème de performance.

Chapitre 8

La grille d’évaluation et d’acceptation

L’acceptation, c’est un chiffre comparé à un seuil convenu avant que quiconque ait construit quoi que ce soit. Sans cela, l’acceptation repose sur une démonstration plutôt que sur une mesure.

Constituez le jeu de données de référence à partir de cas historiques réels : de 100 à 300 éléments. Stratifiez-les selon les types de questions, les domaines sources, les langues et les cas limites que contient le flux de travaux. Ce sont les personnes qui font le travail qui les annotent. Un arbitre désigné tranche les désaccords, et le raisonnement est consigné. Actualisez le jeu de données selon un calendrier établi et chaque fois que le corpus ou le flux de travaux change.

Grille d’acceptation présentée à titre d’illustration. Les seuils indiqués sont des valeurs d’exemple seulement : ce ne sont ni des tests de référence ni des résultats ; les seuils réels sont fixés avec l’institution avant la construction.
DimensionMesureSeuil illustratifType de point de contrôle
Ancrage dans les sourcesProportion de réponses entièrement appuyées par les sources citéesExemple : 95 % ou plusNoté
Exactitude des citationsProportion de citations qui aboutissent et qui appuient la phrase à laquelle elles sont rattachéesExemple : 98 % ou plusNoté
Exhaustivité de la tâcheNote attribuée selon une grille, par rapport à la réponse de référenceExemple : médiane de 4 sur 5Noté
Suite de sûreté critiqueComportements interdits nommés, dont la divulgation au-delà d’une limite de droits d’accès100 %Réussite ou échec
Limite des autorisationsDemandes faites par un utilisateur d’essai sans droit d’accès pour du contenu qu’il n’a pas le droit de voir100 %Réussite ou échec
AbstentionRefus correct lorsque les sources approuvées ne répondent pas à la questionExemple : 90 % ou plusNoté
Temps de latenceMédiane et 95e centile jusqu’à une réponse utilisableExemple : médiane de 5 s, 12 s au 95e centileNoté
Coût unitaireCoût total d’inférence et de récupération par tâche terminéeFixé par rapport au budget de référenceNoté

Deux disciplines rendent la grille crédible. Les suites de sûreté et d’autorisations se soldent par une réussite ou un échec, jamais par une moyenne. En effet, un taux de réussite de 99 % en matière de divulgation signifie une divulgation sur cent. Et l’institution signe chaque seuil avant le début de la construction, de sorte que personne ne peut renégocier l’acceptation à la sixième semaine. Vous trouverez la méthode complète, y compris les essais en équipe rouge, l’évaluation bilingue et le point de contrôle de mise en production, dans comment évaluer un agent de connaissance.

Chapitre 9

Le plan du projet pilote de six semaines

Six semaines, jalonnées de points de contrôle hebdomadaires, qui se terminent par une décision de mise en production accompagnée de preuves. Le délai fixé empêche une démonstration sans fin qui n’est ni menée à terme ni arrêtée.

Chronologie du projet pilote de six semaines1SEMAINE 1Base de référenceCharte, utilisateurs,critères d’acceptation2SEMAINE 2Accès sécuriséIdentité, sources, jeude données de référence3SEMAINE 3Construction ancréeCitations, limites desoutils, révision humaine4SEMAINE 4EssaisSûreté, vie privée, latence,bilinguisme, accessibilité5SEMAINE 5Déploiement limitéFormation, usage observé,rétroaction d’exploitation6SEMAINE 6Décision de productionDossier d’acceptation,résultat de valeur, suiteChaque semaine se termine par un point de contrôle écrit. Tout point de contrôle peut arrêter le projet pilote, motifs consignés à l’appui.

Une séquence de six semaines jalonnée de points de contrôle. Semaine un : base de référence du flux de travaux et critères d’acceptation. Semaine deux : accès sécurisé et identité, puis jeu de données d’évaluation. Semaine trois : flux de travaux ancré dans les sources, avec citations et révision humaine. Semaine quatre : essais de sûreté et de protection des renseignements personnels, puis de bilinguisme et d’accessibilité, ainsi que de rendement. Semaine cinq : déploiement limité auprès des utilisateurs et rétroaction d’exploitation. Semaine six : rapport d’acceptation et décision de production. Chaque semaine se termine à un point de contrôle, et rien ne passe à la suite sans sa preuve.

Le projet pilote est jalonné de points de contrôle hebdomadaires. « Arrêter » est un résultat légitime et entièrement documenté, et il coûte moins cher à la deuxième semaine qu’au neuvième mois.

Ce que chaque point de contrôle demande

Semaine 1
La base de référence est-elle mesurée, la charte signée, les seuils convenus et le groupe d’utilisateurs désigné ?
Semaine 2
L’accès est-il réel (identité, droits d’accès et sources approuvées dans l’environnement réel) et le jeu de données de référence est-il constitué et annoté ?
Semaine 3
Le flux de travaux ancré renvoie-t-il des citations qui tiennent la route, avec des autorisations d’outils appliquées et une révision humaine en place ?
Semaine 4
Les tests de sûreté, de protection de la vie privée, de limite des autorisations, de bilinguisme, d’accessibilité et de temps de latence sont-ils réussis aux seuils convenus ?
Semaine 5
Des utilisateurs formés et observés accomplissent-ils du vrai travail, et que dit leur comportement que les mesures ne disent pas ?
Semaine 6
Dossier d’acceptation, lecture de la valeur par rapport à la base de référence, coût d’exploitation et plan de production avec un responsable de l’exploitation désigné ?

Note

Arrêter est un résultat

Tout point de contrôle peut arrêter le projet pilote. Un arrêt à la deuxième semaine coûte une fraction de ce que coûte un arrêt au neuvième mois. Il laisse à l’institution une décision documentée, une base de référence mesurée, un filtrage de classification et un jeu de données d’évaluation réutilisable. Inscrivez le droit d’arrêter dans les conditions du mandat.

La façon dont nous menons cet exercice est présentée sur la page du projet pilote de six semaines.

Chapitre 10

Exploitation : ce qui change dès le premier jour en production

La mise en production crée une obligation d’exploitation permanente. Un budget qui couvre la construction sans couvrir cette obligation s’épuise à cette étape.

Dès le premier jour en production, cinq choses deviennent la tâche permanente de quelqu’un. Désignez ce quelqu’un avant la mise en production, des deux côtés.

Des tests de non-régression selon un calendrier
Le jeu de données de référence est exécuté à une fréquence définie et avant chaque livraison, par rapport aux seuils d’acceptation. La dérive apparaît alors sous forme de chiffre plutôt que de rumeur venant des utilisateurs.
Un contrôle des changements sur quatre surfaces
La version du modèle et la requête système ; les connecteurs et les outils ; et le corpus source. L’institution propose, évalue, approuve et livre chaque changement avec un retour arrière testé. Les changements de corpus sont les plus faciles à oublier, et ils peuvent faire chuter soudainement la qualité des réponses sans aucun changement au modèle ni à la requête.
Une revue des accès
Les droits d’accès dérivent au gré des mouvements de personnel. Vérifiez qui peut atteindre l’agent, ce que l’agent peut atteindre, et si les identités de service ont encore besoin de ce qui leur a été accordé.
La classification des incidents et la réponse
Définissez ce qui constitue un incident d’IA avant d’en avoir un. Prenez trois exemples. Une divulgation au-delà d’une limite de droits d’accès. Une réponse fausse énoncée avec assurance qui est parvenue à un client. Une source qui n’aurait pas dû se trouver dans le corpus. Classifiez, réagissez, consignez, et ajoutez le cas à la batterie d’évaluation pour qu’il ne puisse pas se reproduire en silence.
Un rapport mensuel que le parrain lit
Rendement par rapport aux seuils, taux d’escalade, coût unitaire, changements livrés, retours arrière, incidents, mesures correctives en cours, et tendance de la valeur par rapport à la base de référence.

Deux changements structurels comptent au-delà de la liste de vérification. Le nouveau filtrage au regard de la Directive devient un élément du contrôle des changements plutôt qu’un exercice annuel. Et, pour les institutions financières fédérales, le modèle entre dans l’inventaire des modèles avec un responsable, un calendrier de validation et des limites documentées. La ligne directrice E-23 du BSIF le prévoit. Voir l’exploitation gérée des agents (AgentOps).

Chapitre 11

Coûts unitaires : les variables qui déterminent le coût par tâche terminée

Nous ne publions aucun chiffre d’économies, aucune période de récupération ni aucune allégation de rendement du capital investi, parce que nous n’en avons aucun que nous pourrions défendre. Ce que nous pouvons vous donner, c’est la structure de coûts, pour que vous la modélisiez avec vos propres chiffres.

La bonne unité est le coût par tâche terminée, c’est-à-dire une tâche qu’une personne a acceptée et utilisée. Le coût par demande ou par jeton ne la remplace pas. C’est dans l’écart entre ces mesures que les budgets dérapent : un système peu coûteux à la demande, mais qui exige trois tentatives et une escalade, n’est pas peu coûteux.

Les variables qui déterminent le coût par tâche terminée, et ce qui fait bouger chacune d’elles. Aucun chiffre n’est donné, car les valeurs dépendent de la charge de travail et changent avec la tarification des modèles.
VariableDéfinitionCe qui la fait bouger
Volume de contexte récupéréJetons de matériel source envoyés à chaque demandeTaille des segments, nombre de passages récupérés, filtrage ou non du corpus avant la récupération. Habituellement le facteur le plus important à lui seul.
Longueur de la sortieJetons générés par réponseFormat de la réponse, rédaction ou résumé par l’agent, consignes de longueur dans la requête.
Tours par tâcheDemandes nécessaires avant que l’utilisateur obtienne quelque chose d’utilisableQualité des réponses, conception de l’interface, prise en charge ou non des questions de clarification.
Appels d’outils et de récupérationInvocations de recherche, de bases de données et de connecteurs par tâcheConception de l’agent, mise en cache, plan fixe ou décidé par le modèle.
Palier de modèleQuel modèle traite quelle étapeAcheminement des étapes simples vers de plus petits modèles ; l’acheminement lui-même doit être évalué.
Reprise et abandonTâches payées qui n’ont rien produit d’utilisableAncrage dans les sources, comportement d’abstention, confiance des utilisateurs. Invisible si on ne le mesure pas.
Temps de révision humaineMinutes d’effort de l’examinateur par tâcheQualité des citations, conception de l’escalade, frictions de l’interface. Souvent plus élevé que le coût d’inférence.
Coût fixe de la plateformeCapacité, environnements, surveillance, exécutions d’évaluationModèle d’architecture du chapitre 7. Les modèles dédiés et auto-hébergés concentrent ce coût au départ.
Coût d’exploitationExécutions de tests de non-régression, contrôle des changements, revue des accès, traitement des incidentsFréquence des changements et profondeur des contrôles. Réel, récurrent et facile à omettre des analyses de rentabilité.

Modélisez honnêtement votre seuil de rentabilité. Les modèles à coûts fixes ne deviennent moins chers que la tarification à l’usage qu’au-delà d’un volume soutenu que vous devriez calculer, avec un jeu d’hypothèses daté, avant de choisir. Refaites ensuite le calcul : la tarification de l’inférence a changé à plusieurs reprises, et un modèle de coûts doit porter une date pour être utilisable.

Chapitre 12

La liste de vérification pour l’approvisionnement

Fixez la voie d’approvisionnement avant que la conception ne soit terminée : elle contraint la portée, l’échéancier et parfois l’architecture.

Voie d’approvisionnement
Déterminez tôt l’instrument d’approvisionnement et confirmez l’admissibilité. La Liste des fournisseurs pour de l’intelligence artificielle de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) compte plus de 145 fournisseurs qualifiés répartis en trois bandes. Les bandes vont jusqu’à 37,5 millions de dollars canadiens. Comptez la liste le jour où vous la citez. Une autre invitation à se qualifier est ouverte ; confirmez le numéro de sollicitation en vigueur et la date de clôture auprès de l’équipe ministérielle d’approvisionnement en IA. Lorsqu’une institution détient un pouvoir délégué pour les achats de faible valeur et une méthode d’approvisionnement admissible, un mandat portant sur un seul flux de travaux peut s’y rattacher. Il faut alors les recherches requises et une justification écrite. Confirmez par écrit l’admissibilité et la position de tout fournisseur au regard de cette voie avant de bâtir votre planification autour d’elle.
Contenu canadien
La Politique sur la priorisation des fournisseurs canadiens s’applique aux approvisionnements fédéraux stratégiques de 5 millions de dollars canadiens et plus à compter du 15 juin 2026. Des considérations canadiennes peuvent aussi être appliquées sous ce seuil.
Une portée rédigée en résultats
Nommez le flux de travaux, la base de référence, les seuils d’acceptation, les livrables et les points de contrôle. Ne nommez pas une pile technologique. Acheter une pile, c’est assumer vous-même le résultat ; acheter un résultat, c’est le faire assumer par le fournisseur.
Les preuves à exiger de tout fournisseur
Matrice des responsabilités partagées ; description du traitement des données ; sous-traitants ultérieurs et lieux d’hébergement ; méthode d’évaluation avec ses seuils. Ensuite, la voie de signalement des incidents et des atteintes, ainsi que les clauses de sortie et de restitution des données. Enfin, la position en matière d’accessibilité au regard des Règles pour l’accessibilité des contenus Web (WCAG) 2.2, niveau AA.
Propriété intellectuelle et droits sur les données
À qui appartiennent les requêtes, la batterie d’évaluation, le jeu de données de référence et tout artefact affiné, et si votre contenu peut servir à l’entraînement des modèles. Réglez la question dans le contrat, pas sur la page publicitaire.
Langues officielles et accessibilité
Certains services s’adressent au public ou servent des employés qui ont le droit de travailler dans la langue officielle de leur choix. Pour ceux-là, la qualité bilingue est un critère d’acceptation vérifié dans les deux langues, et non une tâche de traduction à la fin.
La voie d’évaluation de la sécurité
Quel processus d’évaluation et d’autorisation s’applique, qui le mène et combien de temps il prend. Elle peut ajouter des mois : lancez-la en premier plutôt que de la découvrir en dernier.

Exigez des preuves plutôt que des assurances, et méfiez-vous de toute affirmation de certification, d’approbation ou d’inspection qui n’est pas accompagnée d’un document que vous pouvez lire. Le dossier de preuves du fournisseur expose ce que nous pouvons prouver aujourd’hui et ce que nous ne pouvons pas prouver. Nous l’envoyons sur demande. Le point de vue de l’acheteur se trouve sur la page destinée au gouvernement.

Pièces justificatives de travail

Les gabarits de ce guide pratique

Huit gabarits soutiennent les douze chapitres, et chacun est décrit ici ouvertement. Les fichiers sont des documents de travail que nous envoyons sur demande ; la méthode est sur la page, pas dans un fichier.

1. Grille de sélection de la charge de travail
La matrice du chapitre 2 : sept dimensions, une pondération et une note pour chacune, et une note obligatoire de l’examinateur consignant la preuve qui appuie la note. Produit une liste restreinte classée et une raison écrite pour chaque rejet.
2. Liste de vérification de la gouvernance
Les six étapes de l’architecture, une ligne chacune avec un responsable, un test d’acceptation, un mode de défaillance documenté et l’état actuel. L’ordre du jour permanent des revues de conception. Les douze domaines de contrôle sont le développement du même contenu à l’intention des examinateurs.
3. Questions de filtrage de l’EIA
La liste de filtrage du chapitre 4, présentée de manière que les réponses et le raisonnement soient consignés ensemble. Un outil de préparation pour vos fonctions d’IA responsable et de protection de la vie privée, et non un substitut à l’Outil d’évaluation de l’incidence algorithmique officiel.
4. Matrice des responsabilités partagées
La matrice à quatre parties, avec des lignes pour la classification, les sources, l’identité, les clés, les seuils, l’approbation, la surveillance et la sortie. Jointe à l’énoncé des travaux et rééditée à tout changement important.
5. Fiche d’évaluation de l’agent
La structure du jeu de données de référence du chapitre 8. Chaque cas comprend : identifiant, question, réponse de référence, passages sources, langue, strate, annotateur, note d’arbitrage, et chaque dimension par rapport à son seuil.
6. Plan d’énoncé des travaux pour le projet pilote
Une portée de six semaines rédigée en résultats et en points de contrôle, avec un droit explicite d’arrêter à tout point de contrôle, moyennant une justification documentée.
7. Feuille de calcul des coûts unitaires
Les variables du chapitre 11, avec de l’espace pour vos propres valeurs et un bloc d’hypothèses daté. S’y ajoute un calcul du seuil de rentabilité entre les modèles à l’usage et les modèles à capacité fixe. Livrée sans aucun chiffre par défaut.
8. Liste de vérification des preuves d’approvisionnement
La liste de demandes du chapitre 12, sous une forme que vous pouvez envoyer à tout fournisseur. Elle comporte des colonnes pour la preuve reçue et la date, afin que les évaluateurs comparent des documents plutôt que des affirmations.

Honnêteté

Limites et sujets non couverts

  • Ce guide ne constitue pas un avis juridique. Les conclusions sur la compétence juridique, les clauses contractuelles et les décisions en matière de vie privée ne relèvent pas de ce guide. Elles exigent le concours de vos conseillers juridiques et de votre bureau de la protection de la vie privée, appliqué à votre entente précise.
  • Il ne remplace pas les instruments officiels. La Directive sur la prise de décisions automatisée et l’Outil d’évaluation de l’incidence algorithmique ont préséance. Il en va de même du processus d’évaluation de la sécurité de votre institution et de la ligne directrice E-23 du BSIF. En cas de divergence entre cette page et une source primaire, c’est la source qui prévaut.
  • Il porte sur des flux de travaux du savoir ancrés dans les sources et assortis d’une révision humaine. Il ne porte pas sur la prise de décisions administratives automatisée, la notation en temps réel à grand volume ni les systèmes de contrôle critiques pour la sûreté. Il exclut aussi l’aide à la décision clinique et l’entraînement de modèles sur des renseignements personnels. Ces cas exigent nettement plus de garanties que ce que cette méthode procure.
  • Il ne revendique aucun résultat client. Il indique tous les chiffres comme illustratifs. White Glove Labs n’a encore aucune étude de cas publiable nommant un client ; vous trouverez le travail livré dans ce que nous avons construit.
  • Les prix et les capacités évoluent. La structure de coûts du chapitre 11 est durable ; aucun prix précis ne l’est. Redatez vos hypothèses au moins tous les trimestres.
  • Les dates des instruments de politique citées sont exactes au 15 août 2026 et peuvent changer. Vérifiez les sources primaires ci-dessous avant de vous fier à une date dans une analyse de rentabilité.

Prochaine étape

Appliquez le chapitre 2 à un flux de travaux réel

La façon la moins coûteuse d’appliquer ce guide est de noter un flux de travaux candidat selon les critères du chapitre 2 et de voir à quelle étape il échoue.

Source

Les montants en dollars de cette page sont ceux des sources ou des montants consignés, pas nos prix. Nos prix sont en dollars canadiens (CAD), TPS/TVH en sus.

Apportez le flux de travaux tel qu’il fonctionne aujourd’hui, le problème d’exploitation que vous voulez régler et la classification, si elle est connue. Amenez le parrain qui peut financer une décision, et nommez les systèmes en cause. Trente minutes, et vous conservez les notes, que nous travaillions ensemble ou non.

Lectures connexes : le filtrage EIA pour les assistants d’IA, comment évaluer un agent de connaissance, résidence des données et souveraineté, et notre modèle de contrôle.